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mis en ligne le 2 mai 2009

Préserver la mixité grâce à un programme de logements diversifié

L’accès au logement est aujourd’hui l’une des préoccupations principales de nombre de nos concitoyens. Les chiffres parlent d’eux-mêmes : en 2008, on comptait au plan national 1 300 000 demandeurs de logements, soit 5 % des ménages français, et quelque 10 millions de mal logés (17 % des Français). Une crise sévère.

Résidences de l’Ourcq et Pasteur, accession à la propriété et locatif à proximité immédiate des commerces, de l’Odéon et du cinéma Tati. © Mairie de Tremblay-en-France

À Tremblay, 1 096 demandes sont aujourd’hui en attente. Au-delà de la demande sociale, il faut aussi noter une progression du taux de résidences principales (93 % en 1999 et 96 % en 2005), alors que sur la même période, les logements inoccupés ont vu leur nombre diminuer de 37 %.

La pression sur le parc immobilier tremblaysien, fortement déterminée par l’activité de la plateforme aéroportaire, devrait encore s’accentuer dans un futur proche avec les projets d’envergure programmés au nord de Tremblay sur le territoire de la commune : parc d’activités international et extension du Parc des expositions. Un développement économique qu’il est bien évidemment essentiel d’articuler avec les besoins des salariés du secteur.

La difficulté du parcours résidentiel

Par ailleurs, la notion de « parcours résidentiel » est aujourd’hui fortement mise à mal par la crise du logement. Nombre de Tremblaysiens souhaitent pouvoir rester dans la ville tout en changeant de logements en fonction de l’évolution de leurs revenus ou des événements de la vie.

Un ménage doit pouvoir passer d'un logement d'habitations à loyer modéré à un logement privé locatif, puis à l'accession à la propriété. De même, un jeune habitant encore chez ses parents doit pouvoir s’émanciper après l’obtention d’un emploi en accédant à un premier logement.

À Tremblay, les premiers motifs de demande de logement sont l’hébergement et la décohabitation (35 % des demandes). Nombre de jeunes restent pourtant sans solution. En situation d’emploi précaire, en CDD et parfois même en CDI, beaucoup ont toutes les difficultés à quitter le foyer, faute de ressources suffisantes.

Une politique de logement équilibrée et répondant à une demande diversifiée

En matière de logement, la politique de la ville se veut équilibrée, ambitieuse et solidaire. Toutes les couches sociales n’ont-elles pas les mêmes aspirations à vivre dans un environnement de qualité et le même droit à être convenablement logées ?

Résidence de l’Ourcq au Vert-Galant et ferme rénovée au Vieux-Pays. © Mairie de Tremblay-en-France

Le programme municipal validé l’an passé par les Tremblaysiens présente en tout cas clairement les objectifs : outre la poursuite de la rénovation urbaine et la résidentialisation du centre ville, la municipalité construira de nouveaux logements diversifiés pour répondre aux besoins, que ce soit en matière d’accession à la propriété, de logements à loyers intermédiaires et de logements sociaux.

Tremblay, qui compte 25 % de logements sociaux, entend ainsi préserver la mixité dans la commune et permettre aux plus défavorisés comme aux classes moyennes qui ne trouvent plus de solutions de pouvoir se loger. Mixité qui risque d’ailleurs d’être mise à mal par la loi Boutin qui prévoit l’abaissement des plafonds de ressources pour l’accès aux logements sociaux.

Une moyenne de 200 nouveaux logements par an

Signé en février dernier entre la ville et l’État, le « Contrat pour le développement de l’offre de logements » répond à la fois au projet municipal et à l’effort de construction demandé par l’État. Ce dernier souhaite en effet grandement accélérer la réalisation de nouveaux programmes sur l’ensemble du territoire.

En Île-de-France, l’objectif est de 60 000 nouveaux logements par an sur 25 ans. En Seine-Saint-Denis, ce sont 8 800 logements qui devront sortir de terre annuellement. Comme toutes les villes du département, il a été demandé à Tremblay de participer à cet effort. L’État a fixé un objectif minimal de 200 nouveaux logements par an sur la commune. Soit 1 270 logements sur la période 2009 - 2014.

Le programme est diversifié et répond aux besoins de la population : 350 logements en accession à la propriété, 270 logements libres ou intermédiaires, 310 logements sociaux et encore 340 logements réservés aux employés de l’aéroport, aux jeunes travailleurs et aux personnes handicapées. C’est majoritairement au Vieux-Pays et au Centre-Ville que seront réalisés ces programmes, et dans une moindre mesure aux Cottages.

Résidences Ronsard aux Cottages et Toit et joie au Vieux-Pays. © Mairie de Tremblay-en-France

Une politique architecturale ambitieuse

Evidemment, il n’est pas question de voir revenir les grandes tours sans âmes des années 60. Comme pour les programmes de logements qui ont vu le jour ces dernières années à Tremblay (Résidence de l’Ourcq, maisons d’architectes au Vieux- Pays, lotissement rue de la Prairie…), une attention particulière sera portée à la qualité architecturale et à l’intégration esthétique de ces nouveaux logements dans le milieu urbain : des constructions à échelle humaine, avec un nombre de logements modérés, alliant qualité et performance énergétique ( la ville encourage l’obtention du label THPE Très haute performance énergétique, l’utilisation de l’énergie solaire, de la géothermie, etc.).