Accueil / Ville au quotidien / Améliorer la ville / Grands projets et réalisations / Logements / Au Vieux-Pays, une résidence pour les jeunes salariés

La résidence est prévue à l’angle de la rue Jules Guesde et de la rue du Cimetière et sera réalisé par les sociétés Logirep (qui a construit la maison Alzheimer) et Aritis, maître d’ouvrage délégué. Comme le rappelait en préambule Martine Bescou, adjointe au maire en charge du logement, ce programme a pour cadre le Contrat pour le développement de l’offre de logements, signé en février entre la ville et l’État pour la construction de 200 nouveaux logements par an d’ici à 2014 sur la commune. La ville est particulièrement attentive à ce que ce programme soit diversifié (accession à la propriété, logements intermédiaires ou sociaux) et réponde aux besoins de la population.
Et de besoin, il est bien question : la plateforme aéroportuaire compte aujourd’hui 90 000 salariés et connaît depuis trois ans une évolution constante du nombre de travailleurs. Il convient d’y ajouter 20 000 à 30 000 personnes en région parisienne qui travaillent dans des entreprises directement liées aux activités de l’aéroport, principalement à Tremblay, Villepinte et Roissy.
« Plus d’un quart des employés ont moins de 30 ans, leur salaire moyen est de 1 380 euros et seulement 25% disposent de leur propre logement » rappelait l’élue.
« Il est donc nécessaire de répondre à cette demandecar les jeunes actifs, aux revenus souventmodestes ou disposant d’un contrat à temps partiel, doivent pouvoir se loger à loyer modéré dans un habitat de qualité, à proximité de leur lieu de travail.»
La résidence pour jeunes actifs proposera donc, à l’horizon 2011-2012, 124 logements à loyer modéré : 71 studios meublés, 33 deux pièces pour les couples et 19 trois pièces pour les couples avec enfants. Chaque logement disposera d’une place de parking dans des zones de stationnements arborées, aménagées à l’écart des habitations.
Le bâtiment a été pensé pour s’intégrer dans le cadre rural duVieux- Pays. Par ailleurs, et comme c’est désormais le cas pour les constructions sortant de terre à Tremblay – la résidence répondra aux normes des labels «Très haute performance énergétique » et «Habitat et environnement » : pompe à chaleur utilisant la géothermie, système de ventilation double flux pour le renouvellement de l’air sans perte de chaleur, chauffage de l’eau à l’énergie solaire… caractérisent le bâtiment. Premiers coups de pioches pour la fin 2010.
Au cours de la présentation, plusieurs riverains ont manifesté, parfois avec véhémence, quelques inquiétudes sur le projet. « Quelle sera la valeur de nos maisons une fois la résidence construite ? » s’interrogeait cet habitant. A Tremblay, la construction de logements collectifs n’a pourtant pas remis en cause la valeur du patrimoine environnant. C’est ce que montrent en tout cas les statistiques tenues par la Chambre des notaires : au Vert-Galant, au Vieux-Pays ou encore aux Cottages, où ont été réalisés des programmes de logements, les prix de vente des pavillons ont été en moyenne multipliés par 2 en moins de 10 ans.
D’autres habitants se sont inquiétés de voir arriver une nouvelle population jeune alors que « contrairement à d’autres quartiers, nous n’avons rien en termes d’équipements au Vieux-Pays » comme le remarquait un habitant qui pointait aussi l’absence chronique de commerces.
La ville, qui travaille de longue date à la sauvegarde du bourg et à sa revitalisation, espère pour sa part que l’arrivée de nouvelles générations d’habitants - et dans ce cas précis de jeunes salariés entrant dans la vie active - contribuera à dynamiser le quartier et notamment le commerce, dont on sait qu’il est souvent bloqué par le seuil de rentabilité calculé en fonction du nombre d’habitants.
Mais ce sont surtout les problèmes de circulation et de stationnement dans le secteur de la rue Guesde qui ont constitué l’essentiel des échanges : « On va enclaver des dizaines d’habitants supplémentaires dans une rue où il y a déjà des difficultés » remarquait ce riverain. « Aux heures de pointe, la rue Guesde est déjà utilisé comme un raccourci par les voitures, les bus etmême les camions ! » poursuivait un autre qui soulignait aussi le non respect de l’arrêté municipal interdisant la circulation des poids lourds dans le bourg.
« On préfèrerait un espace vert ou un parking pour le cimetière communal » proposait encore une habitante qui évoquait les difficultés de stationnement rencontrées lors des enterrements. De son côté, la ville précisait son souhait d’accompagner le projet de résidence : la rue Jules Guesde sera rénovée avec la création de nouveaux trottoirs, d’éclairage public et de places de stationnement.
Sont également programmés l’extension de l’école Malraux et de son centre de loisirs. Par ailleurs et au vu des remarques formulées, la ville souhaite travailler tout particulièrement sur les problèmes de circulation et de stationnement sur le secteur. Elle proposera aux riverains, dès les premières esquisses réalisées, une nouvelle réunion pour échanger autour du projet de voirie et trouver les solutions les mieux adaptées aux difficultés rencontrées.
