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Cette année, le 10 mai, Journée commémorative de l’abolition de l’esclavage, sera aussi l’occasion pour la ville d’inaugurer le Jardin des cultures Aimé Césaire. S’il est l’un des fondateurs de la Négritude et a beaucoup écrit sur l’esclavage, Césaire est aussi l’un des plus grands écrivains de langue française. C’est donc tout naturellement que le parvis de la médiathèque Boris-Vian porte son nom.
Entre les nombreuses essences fleuries par le printemps, les habitants découvriront une nouvelle sculpture, qui sera dévoilée en présence de l’artiste. Tropiques, réalisée par Radhamès Mejía, peintre-sculpteur originaire de Saint-Domingue, rejoindra Sagesse et Maternité, les sculptures de Volti.
L’oeuvre d’acier peint « n’est pas une représentation d’Aimé Césaire. C’est un hommage. Elle représente une femme, un bras tendu vers le ciel. Un peu comme devant un miroir, cette femme est face à sa propre silhouette, découpée dans une plaque. J’ai travaillé sur l’idée d’un dédoublement de soimême, qui symbolise la double identité culturelle des esclaves antillais et de leurs descendants » explique l’artiste.
Radhamès Mejía a beaucoup étudié la littérature de Césaire. « J’ai suivi son travail dans la revue Tropiques, qu’il publiait avec sa femme. D’ailleurs j’ai donné ce titre à la sculpture. » TM n’en dira pas plus sur cette oeuvre originale, il faudra venir la découvrir ! Et parce qu’un jardin ça se fête, de nombreux artistes d’ici et d’ailleurs ajouteront leur talent à la cérémonie.
Jacques Martial, président de l’Établissement public du Parc et de la Grande Halle de la Villette, fera une lecture d’extraits de l’oeuvre de Césaire.