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mis en ligne le 9 juin 2008

La qualité de vie comme priorité

Modernisation des équipements et services publics, résidentialisation des immeubles, fonds d’aide aux copropriétés… La municipalité poursuit sans relâche son programme de rénovation urbaine du coeur de ville. Une nouvelle impulsion sera donnée le 1er juillet avec la cession par OSICA (ex-SCIC) de 322 logements à un nouveau propriétaire, SA HLM LOGICIL. Une diversification des bailleurs demandée par la ville, aux fins d’offrir aux locataires une gestion plus réactive et efficace au quotidien, et d’améliorer ainsi des conditions de vie qui restent souvent difficiles...

Entrées privatives et parkings privés, la résidentialisation permet d'offrir plus de tranquilité et de sécurité aux pieds des immeubles. © Mairie de Tremblay-en-France

« A Tremblay, on a tout… sauf du travail ! » Voici la réponse lapidaire d’une jeune habitante du centre-ville à qui l’on demandait, à l’occasion d’une rencontre dans le futur équipement jeunesse, comment elle se sentait dans sa ville. Inquiétude et difficulté d’exister dans une société qui ne cesse de creuser les inégalités et de fermer les horizons ; sentiment aussi, d’habiter une ville, un quartier en pleine évolution...

Depuis plusieurs années en effet, et pour faire face à la dégradation des conditions de vie dans le coeur de ville où l’ensemble des clignotants sociaux sont au rouge - la municipalité a engagé une importante opération de rénovation urbaine qui, à défaut de réduire la paupérisation du quartier, a pour objectif d’offrir aux habitants de meilleures conditions d’existence dans un cadre de vie rénovée.

Des équipements exceptionnels

En quelques années seulement, l’investissement de la ville a été exceptionnel : des écoles et des crèches rénovées, une piscine flambant neuve, un nouveau dojo, un gymnase Guimier rénové, la proximité d’un Parc des sports ultra moderne, les Espaces Louise-Michel (rénové) et Mikado travaillant en synergie, un nouveau pôle santé au coeur du quartier, sans oublier l’espace Jeunesse et la future médiathèque dont les travaux viennent de débuter.

Dans le même temps, la ville a lancé un vaste chantier de modernisation de l’habitat social et des espaces urbains du quartier. Le Cours de la République et une partie de l’avenue de la Paix en ont constitué la première étape. La résidentialisation des immeubles (entrées privatives et parkings privés) et la rénovation des logements ont été réalisés en concertation avec le bailleur et les habitants qui disposent désormais d’espaces publics plus ouverts et verdoyants. Le projet se poursuit aujourd’hui sur le même principe sur les quartiers Cotton-Farge et Prévert, il s’étendra à terme sur l’ensemble du centre-ville. Les copropriétés peuvent, quant à elles, s’appuyer sur un fonds d’aide proposé par la ville pour lancer leur résidentialisation.

Une vie quotidienne gâchée par les incivilités

Pour autant, on le sait, ces travaux lourds et coûteux ne suffiront pas à corriger l’urbanisme de tours et de barres hérité de l’histoire. Comme ils ne peuvent être la solution «miracle» aux comportements inciviques que connaît le quartier. Nombre d’habitants continuent d’exprimer leur exaspération et leur lassitude face au bruit, au vandalisme, aux parties communes dégradées, aux problèmes de propreté…

Comment, dans ces conditions, se sentir bien dans son environnement, son habitation ? Comment trouver les conditions de tranquillité et de repos auxquelles chacun a droit ? Comment, aussi, maintenir une vie sociale de qualité lorsque l’on n’ose plus inviter ses proches ?

Diversifier les bailleurs pour améliorer le service rendu aux locataires

C’est pour combattre plus efficacement ces problèmes que la ville a demandé à OSICA (ex-SCIC) de vendre une partie importante de son patrimoine. En effet, sur les 2 208 logements HLM que compte le centre-ville, 1 793 sont depuis l’origine la propriété de ce seul bailleur. Cette concentration a été la source de nombreuses difficultés, engendrant un mécontentement croissant des locataires.

De fait, c’est l’ensemble de la qualité de vie dans le quartier qui n’a cessé de se dégrader, fragilisant la mixité sociale avec le départ des familles qui le peuvent vers d’autres quartiers. C’est donc une nouvelle et importante étape du projet de rénovation urbaine qui sera concrétisée le 1er juillet prochain, date à laquelle 322 logements (1 à 17 rue Eugénie-Cotton, 9 et 11 rue Yves-Farge, 3 et 5 allée Chastillon) seront officiellement cédés par OSICA à la SA HLM Logicil.

Ce transfert de propriétaire n’entraîne pas de changement quant au statut HLM des immeubles. Les locataires conservent donc leurs droits et un loyer strictement encadré. Des négociations sont par ailleurs en cours pour poursuivre le partage du patrimoine social du centre-ville.

Avec cette idée que, même s’il ne s’agit pas là encore d’une solution «miracle », la présence de plusieurs bailleurs plutôt qu’un seul rendra plus efficace la gestion du parc de logements sociaux. Avec bien sûr une amélioration attendue des services rendus aux locataires du quartier. Osica et Logicil se sont par ailleurs engagés à résidentialiser et à réhabiliter leurs immeubles.

Enfin, à l’initiative de la municipalité, Logicil, Osica et la Semipfa, les trois bailleurs sociaux du quartier, signeront à la fin du mois de juin une « charte de la gestion urbaine et sociale de proximité » : la ville et les bailleurs vont s’engager à améliorer les services rendus aux locataires. Les locataires, dont une trentaine ont participé à l’élaboration du document, engagent leur responsabilité quant aux respects des règles du vivre ensemble. Une volonté commune d’aller de l’avant…