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mis en ligne le 3 avril 2008

Feu vert pour le projet d'Aéroville

Le 28 mars dernier, la Commission départementale d’équipement commercial (CDEC) de Seine-Saint-Denis a donné son aval au projet de centre de services et de commerces Aéroville sur la plate-forme aéroportuaire.

Aéroville : un ensemble de services et des commerces pour répondre aux besoins et attentes des 85 000 salariés de la plate-forme comme des passagers en transit. © Mairie de Tremblay-en-France

C’est une nouvelle et importante étape qui vient d’être franchie pour la réalisation du centre de services et de commerces Aéroville. Le 28 mars dernier, la Commission Départementale d’Equipement Commercial de la Seine-Saint-Denis (composée d’élus locaux, des présidents de la Chambre de commerce et d’Industrie et de la Chambre des métiers et d’un représentant des associations de consommateurs du département) a en effet donné, par quatre voix contre deux, un avis positif au projet.

François Asensi, député maire, s’est félicité de cette décision favorable, Aéroville va permettre « de renforcer l’attractivité du pôle de Roissy et le potentiel économique d’un territoire stratégique d’envergure européenne, tout en répondant à l’enjeu social de satisfaire les besoins des employés de la plate-forme ».

Un projet partagé

Ce « feu vert » vient après plusieurs autres avis positifs, à commencer par l’enquête publique, menée sur les villes de Tremblay et Roissy et dont le rapport indique que l’avis favorable a été délivré à l’unanimité de ses membres. Il renvoie par ailleurs les opposants au projet, principalement ceux de Parinor dont les arguments portent sur la disparition du petit commerce, à l’extension de leur propre zone d’activités.

D’autres avis favorables ont été donnés par les institutions sollicitées comme la Direction Départementale de l’Equipement (DDE) et la Direction Départementale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des Fraudes (DDCCRF). Elles reconnaissent la nécessité économique du projet, qui apparaît comme une solution pertinente aux lacunes de la zone aéroportuaire en termes de services et de commerces, et permet de créer un centre de vie en réponse à l’attente et aux besoins des actifs de la plateforme.

Est aussi soulignée la compatibilité du projet avec le SDRIF (Schéma Directeur d’Ile-de- France). Rappelons par ailleurs qu’une enquête IPSOS avait révélé que 86 % de salariés et 76 % des habitants étaient favorables à ce projet.

Une politique active de recrutement

Aéroville va générer à terme quelque 2 600 emplois pérennes. L’ensemble des acteurs du projet souhaitent une politique active de recrutement. Ainsi, deux conventions ont été signées en décembre dernier entre d’une part les villes de Tremblay, Roissy-en-France, la communauté de communes des Portes de France (Val d’Oise) et d’autre part le promoteur Unibail-Rodamco, pour permettre le recrutement dans le bassin d’emploi local, et proposer aux populations riveraines des métiers en lien avec les activités de service et de commerce (sans oublier l’embauche liée à la construction du site). A l’occasion de la validation du projet, la CDEC a souhaité que ces accords soient élargis à d’autres communes voisines.

Après l’avis favorable de la CDEC, Unibail-Rodamco doit désormais attendre la conclusion des recours et la validation des permis de construire, avant d’entamer les premiers travaux prévus pour 2009. Il est désormais nécessaire de définir, dans le cadre des conventions citées ci-dessus, les opportunités d’insertion et d’emploi qui doivent profiter aux jeunes de la Seine-Saint-Denis et du Val d’Oise.