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Tremblay, Territoire(s)s de la Danse 2011

des artistes en résidence à Tremblay, Territoire(s) de la danse

Parce que votre Théâtre est un terrain d’échanges, Parce qu’il est un lieu d’accueil, Parce qu’il est un lieu de rencontres, Parce qu’il est un lieu de spectacles,

Parce que votre Théâtre est un outil de travail, Parce qu’il est un lieu de recherche, Parce qu’il est un lieu de fabrication, Parce qu’il est un lieu de pensée,

il accueille chaque année trois équipes chorégraphiques « en résidence » qui inscrivent une présence au long cours et continue dans la ville et au-delà.

Ces équipes artistiques habitent son plateau et son studio pour créer leurs nouveaux spectacles, et diffuser leur répertoire dans la programmation de la saison.

Elles investissent aussi la ville et ses alentours dans des projets insolites et toujours différents pour nourrir leurs démarches artistiques au plus près des habitants. Quartier libre sur les rencontres, ateliers, conférences, et autres intrusions chorégraphiques dans la ville !

La compagnie Membros

La compagnie Menbros © DR

La compagnie Membros

Paulo Azevedo et Taís Vieira

Quand le corps hip hop devient un espace d’expérimentation, un lieu d’expression politique pour une danse toujours en alerte sur notre société.

La compagnie brésilienne Membros est née en 1999 à Macaé, de l’union de Paulo Azevedo (éducateur, docteur en sciences politiques) et Taís Vieira (chorégraphe). Ils créent le Centre Intégré des Études du Mouvement Hip Hop (CIEMH2) et y développent un projet spécifique de formation à travers la culture et la philosophie du hip hop, à l’attention des jeunes de Macaé, d’éducateurs sociaux, des compagnies professionnelles comme Membros, bien sûr, mais aussi DI (Danza Inclusiva), concept de danse qui inclut des handicapés physiques et mentaux selon l’idée d’intelligences multiples.

Au coeur de la démarche des Membros : développer un corps hip hop traversé par de multiples influences et expériences, avec l’envie d’en finir avec certains clichés (sur la jeunesse, sur la violence, sur la danse urbaine…). Ici, le corps devient un instrument politique de dialogue, à travers un langage authentique propre à provoquer des débats sur les grandes thématiques abordées dans les spectacles.

En 2011, les Membros prennent le temps d’une résidence à Tremblay, Territoire(s) de la Danse, en travaillant sur différents axes :
Le hip hop et la féminité

avec une résidence de création pour le spectacle Florès de Taís Vieira, une série d’ateliers, de performances, et une conférence Femme et hip hop, ni fragilité ni féminisme…

Le corps dans l’institution

avec des ateliers et des rencontres avec le collège Lucie Aubrac, la performance Meio Fio dans la ville, à la Maison d’arrêt de Villepinte… Le corps dans la ville avec des ateliers et des rencontres avec des lycéens de Tremblay, des interventions artistiques dans l’espace public et des conférences…

Danse et handicap,

avec la venue de la compagnie « Danza Inclusiva », un travail dans différentes institutions sur les « intelligences multiples », des performances données par ce groupe composé de personnes handicapées.

L’ensemble l’Abrupt

L’ensemble l’Abrupt
L’ensemble l’Abrupt © Yvan Clédat

L’ensemble l’Abrupt

Alban Richard

Faire lien, accompagner, et provoquer un regard différent sur l’autre et le monde.

Alban Richard est un des chorégraphes les plus singuliers de sa génération. D’abord interprète auprès de grandes figures de la danse comme Odile Duboc, il fonde l’ensemble l’Abrupt en 2000. Là, il crée des pièces où la gestuelle dialogue avec la musique, l’écriture, les arts plastiques, selon des partitions extrêmement rigoureuses. Un travail métronomique, presque mathématique, qu’il use pour mieux développer chez le spectateur un imaginaire et une liberté poétique.

Si ses pièces sont parfois conçues comme de la haute couture, Alban Richard n’en oublie pas moins sa démarche de « passeur ». Pédagogue, enseignant auprès de danseurs professionnels, il aime aussi partager ses outils avec le public, travailler notre capacité à imaginer au lieu de « faire comprendre », et inventer une autre forme de présence dansée…

C’est ainsi qu’il prendra, lui aussi, le temps d’une résidence en 2011 à Tremblay, Territoire(s) de la Danse, pour mieux développer :
Le lien entre la danse et la musique,

à travers une résidence de création de sa prochaine pièce Pléiades avec les percussions de Strasbourg (programmée au Théâtre Louis Aragon lors de la saison 2011-2012). C’est l’occasion pour Alban Richard de creuser autrement ce lien en proposant à des praticiens amateurs de remonter In C de Terry Riley. Quatorze instrumentistes et sept danseurs à l’assaut d’une oeuvre musicale, plongés dans un processus de création original dont Alban a le secret ! L’on se retrouvera aussi dans l’ambiance des récitals du XVIIIe siècle avec l’organisation de soirées composées, en partenariat avec les conservatoires, où la musique et la danse « de chambre » se croiseront avec celles et ceux qui aiment la pratiquer…

L’accompagnement, le « prendre soin » :

Alban Richard et la danseuse Agathe Pfauwadel proposent, à celles et ceux qui développent un travail d’aide et d’accompagnement auprès de personnes (malades, handicapés), d’expérimenter un travail spécifique sur le corps. Comment rester à l’écoute de son propre corps et du corps de l’autre, développer un état de réceptivité et d’accueil pour ne pas faire de notre corps un instrument mécanique ? Cet atelier, à l’attention des professionnels du « prendre soin », sera relié à un travail spécifique sur les mêmes thématiques avec des élèves des carrières sanitaires et sociales du lycée Hélène Boucher à Tremblay.

Des intrusions chorégraphiques,

où des extraits de pièces d’Alban Richard trouveront sur le territoire de nos villes un terrain de jeu surprenant : une construction méticuleuse de multiples scénarios possibles pour, comme dit le chorégraphe, « redonner confiance en l’imaginaire de chacun pour créer de la liberté de pensée ».

La compagnie salia nï seydou

La compagnie salia nï seydou
La compagnie salia nï seydou © D.R.

La compagnie salia nï seydou

Salia Sanou et Seydou Boro

En ligne de mire, les univers mêlés de la danse et du cheval dans un projet d’immersion, de rencontre, et de création.

Plus besoin de présenter ce tandem de chorégraphes, que le Théâtre Louis Aragon a accueilli en résidence dès 2010 à Tremblay, Territoire(s) de la Danse ! Ils construisent leur chemin dans un aller-retour constant entre la France et le Burkina Faso, portant une parole sur l’Afrique d’aujourd’hui, loin des clichés, loin des folklores.

C’est pour accompagner leur tout nouveau projet que la résidence se poursuit naturellement en 2011. Un temps renouvelé pour ne manquer aucune étape de la création du Tango du cheval, au Théâtre, au centre équestre, au collège ! Une démarche qui prend sa source dans la belle histoire qui lie le Burkina Faso avec cet animal : présent dans les armoiries du pays, il donne son nom à l’équipe nationale de football, les Étalons du Burkina. « Le cheval mâle » - Ouedraogo – est aussi le patronyme le plus répandu au Burkina Faso, en référence à la légende de la princesse Yennenga, qui donna naissance au royaume Mossi au sud du Burkina. Mais pour les chorégraphes, le cheval symbolise également toute la noblesse et l’intégrité d’un peuple.

Des valeurs portées tout au long d’un parcours, à travers :
Une résidence de création

du Tango du cheval où l’on retrouve Seydou Boro, ses danseurs et ses musiciens à la recherche de la personnalité complexe du cheval : son comportement, ses postures, sa gestuelle, mais aussi son intégrité et sa dignité seront en étude et en répétition au Parc d’équitation du Château Bleu – centre équestre intercommunal, et au Théâtre Louis Aragon, avant la création du spectacle en automne 2011.

Un parcours avec des collégiens :

Avec les élèves du collège Romain Rolland à Tremblay, mais aussi en partenariat avec le Centre National de la Danse et le collège Joliot-Curie à Pantin, où chacun travaillera avec la compagnie sur les processus de création de la pièce, à la découverte des croisements entre le monde de la danse et le monde du cheval.

Des ateliers de recherche,

à l’attention d’adultes cavaliers : partir du cheval, se laisser traverser par sa personnalité, et chercher comment peut se faire la transposition dans son propre corps. Une proposition originale d’immersion dans un dialogue entre bipèdes et quadrupèdes, en partenariat avec le Parc d’Equitation du Château Bleu.