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Anthony Joseph Sciacca est Italien émigré aux États Unis. Il étudie la clarinette à New York. A la fin des années 1940, il découvre le Jazz et devient Tony Scott, l’un des plus grands clarinettistes du be-bop. Le film de Franco Maresco raconte la vie de Tony Scott à la manière d’une épopée. Drôle et amer à la fois, Io sono Tony Scott est l’un des documentaires les plus émouvants jamais tournés sur la musique.
Pour l’importance du sujet traité. Pour la précision et l’adresse montrées dans la mise en scène du portrait, beau et émouvant, d’un révolutionnaire. Pour le travail, remarquable, de recherche. Le prix du meilleur film, toutes catégories confondues, est attribué à l’unanimité au film de Franco Maresco : Io sono Tony Scott.

Ciro est un jeune boxer. Il travaille dans le Ventaglier, un quartier du vieux Naples. Ses maîtres lui ont appris qu'un vrai champion est toujours porté par un grand rêve. Ciro rêve pourtant d'une vie ordinaire, et la boxe n’est pour lui qu’un moyen de parvenir à ce but.

Rosario a cinquante ans. Il a quitté l’Italie et vit en Allemagne depuis douze ans. Il a un restaurant, une femme, un enfant... Une vie tranquille. Il a cependant un passé lourd, qu'il avait fui et croyait révolu jusqu'à ce que, soudainement, celui-ci ne revienne hanter son quotidien. Una vita tranquilla est un film sur la mafia qui pour une fois, a affirmé son réalisateur, « ne plaira pas à la mafia ».

Aureliano Amadei est altermondialiste et pacifiste. Mais quand le cinéaste Stefano Rolla lui propose d’être son assistant sur un film qui doit se tourner en Irak, il accepte de le rejoindre sur une base militaire. Il y côtoie des soldats et sympathise même avec ceux qui escortent l'équipe de tournage. Le 12 novembre 2003, dans la caserne des carabiniers à Nassirya, un camion kamikaze explose. Bilan : 19 morts, dont Rolla. Aureliano est grièvement blessé. 20 Sigarette est un récit autobiographique.

Le Prix du jury Fémis/GNCR du meilleur documentaire a été attribué à Bakroman de Gianluca et Massimilliano De Serio.
La tâche d'un jury n'a rien d'amusant en soi car il est toujours délicat de retenir un film sachant que d'autres seront écartés. Il n'en demeure pas moins que ceux que nous avons visionnés avaient tous leur place au sein de ce festival. Festival que nous remercions pour son accueil et la qualité de sa programmation.
Les documentaristes dont nous avons vu les œuvres sont en prise avec leur temps, (qui est aussi le nôtre!). Ils ont tous en commun la préoccupation de l'humain, de sa place dans ce monde qui le semble de moins en moins. Ils nous montrent celui qui est déraciné, exilé, celui qui refuse de partir, qui ne parle pas la même langue, celui dont les différences, sources de richesse, peuvent parfois coûter la vie.
Tout ceci nous l'avons trouvé concentré, condensé, cristallisé dans un film. Film bicéphale puisque réalisé par deux frères mais cela n'était certainement pas de trop pour nous amener, non pas sur un plateau mais sur un écran, une vision, un point de vue qui va à l'encontre de beaucoup d'images sur l'Afrique. Bakroman est un film qui parle de cœur, d'espoir, d'amour, de seconde chance, qui nous montre une Afrique non pas figée mais en lutte, qui se tient debout et qui nous balance en plein visage un mot que nous avons tendance à oublier : Dignité.
Suite à une discussion animée au sein du jury, nous sommes tous tombés d'accord pour trouver à ce film de grandes qualités cinématographiques : la durée des plans permettant aux personnes, (sujets et spectateurs) de s'installer dans le film, le respect et la juste distance entre le sujet et la caméra, tout ceci nous a décidé à primer ce film.
Puissent les spectateurs l'apprécier autant que nous.

Nous sommes heureux de remettre le premier prix du court métrage du festival Terra di Cinema 2011 à l'unanimité à Bing Bang Big Boom de BLU pour son inventivité, sa richesse plastique et sa capacité à intégrer l'animation au réel.
Nous proposons aussi une mention spéciale pour Videogioco de Donate Sansone pour sa cruauté jouissive. Avec tous nos voeux de réussite pour le réalisateur et bon courage à son animal de compagnie

Dans la culture traditionnelle sarde, « Agabbadora » signifie « celle qui porte la mort » – le mot vient peut-être du castillan « acabar ». Ce court métrage de fiction, réalisé avec les moyens d'un film en costumes, fait revivre une Sardaigne archaïque, telle qu'elle existait encore à la fin du XIXe siècle.

D'origine française, Sara est conservatrice au musée Madre de Naples. Roberto est un jeune rom qui tombe amoureux d'elle. Elle semble également éprise de lui, mais entre eux les incompréhensions ne manquent pas.

Nous, le jury lycéen de Suger, avons été touchées par la richesse et la diversité de la programmation de la compétition du court métrage. Ainsi nous remettons un prix ex-aequo à Armandino pour sa fraîcheur, son enthousiasme, son actualité et Deu ci sia pour le dépaysement qu'il nous a procuré.
Habituées à classer et à être classées, nous n'avons pas pu nous empêcher d'établir, à notre tour, un classement et de donner une deuxième place à La mécanique de la Grive dont les thèmes la famille, les souvenirs nous ont vraiment émues.
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