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La géothermie, un choix pertinent dans un contexte d’augmentation durable du coût du chauffage et des énergies classiques. © Mairie de Tremblay-en-France
À Tremblay, le réseau de chauffage urbain est alimenté par un puits de géothermie qui fournit 80 % des besoins en chauffage et en eau chaude de quelque 4 000 logements ou équivalent logements, l’appoint étant assuré par des chaufferies au gaz.
Inépuisable, renouvelable, sans rejet dans l’atmosphère… le choix de cette énergie propre s’inscrit dans la politique de développement durable mise en œuvre par Tremblay et le Seapfa (Syndicat intercommunal d’équipement et d’aménagement des Pays de France et de l’Aulnoye).
Offrant des tarifs très compétitifs, la géothermie est aussi un choix pertinent dans un contexte d’augmentation durable du coût du chauffage et des énergies classiques.
Pour autant, ces deux dernières années, nombre d’abonnés ont eu à déplorer des insuffisances en matière de chauffage et d’eau chaude sanitaire, et parfois dans des périodes où le climat se faisait particulièrement rigoureux… La viabilité technique de la géothermie n’est pas en cause. Les difficultés rencontrées proviennent plutôt du mode de gestion en place.
Deux gestionnaires - et leurs sous-traitants - sont présents sur le réseau : le Seapfa pour le réseau primaire (du puits géothermique jusqu’aux trois chaufferies), l’ASVG pour le secondaire (des chaufferies jusqu’aux pieds des immeubles). Trop d’acteurs dans les tuyaux… et une confusion inévitable quant aux responsabilités de chacun lorsque surviennent les incidents.
De son côté, l’ASVG peine à financer tous les travaux nécessaires pour faire face au vieillissement du réseau. Afin de remédier à ces dysfonctionnements et proposer aux usagers la prestation qu’ils sont en droit d’attendre, l’idée s’est imposée d’une reprise par le Seapfa du réseau secondaire.
Plusieurs mois de concertation ont réuni la ville, le Seapfa, l’ASVG, les bailleurs et copropriétaires afin d’établir les modalités de ce transfert de compétences prévu pour le 1er juillet prochain. Notamment en ce qui concerne le financement des travaux que le Seapfa devra réaliser dans les deux ans pour améliorer le réseau (entre autres, l’installation d’échangeurs et d’organes de comptage dans chaque immeuble). Coût global : près de 2 millions, dont 880 000 euros pour les seules copropriétés (1 100 logements).
Considérant qu’il s’agit d’un projet d’intérêt général, il a été décidé de mutualiser ces frais au sein de l’ASVG en fonction des tantièmes de chaque adhérent. Un choix qui permet notamment d’abaisser le coût pour les copropriétés de 208 000 euros. La ville, dans le cadre de son fonds d’aide aux copropriétés, apportera une aide financière à hauteur de 50 % de leurs dépenses (440 000 euros). Soit, pour chaque copropriétaire, un effort moyen de 215 euros à répartir sur deux ans.
Pour les usagers, la reprise du réseau secondaire aura plusieurs avantages. Tout d’abord, le Seapfa facturera directement la chaleur fournie aux copropriétaires et bailleurs. Soit une plus grande lisibilité des comptes et une répercussion plus directe des baisses décidées par le syndicat. Il faut rappeler ici qu’à plusieurs reprises, le prix de la chaleur vendue à l’ASVG a été baissé, mais la complexité de la chaîne de facturation n’a pas permis aux abonnés de ressentir concrètement cette mesure.
Autre avantage, une meilleure maîtrise du budget chauffage : le coût de l’abonnement sera régulier sur la durée, sans supplément en cas de réparations. Les travaux d’optimisation du réseau vont permettre d’améliorer la continuité du service : pour une panne localisée, il ne sera plus nécessaire de paralyser une partie importante du réseau. Une plus grande compétence technique de la part des intervenants et une réactivité accrue sont attendues, deux points qui faisaient défaut jusqu’alors.
Autre avantage encore : les copropriétaires pourront choisir eux-mêmes leur prestataire pour la maintenance de la partie privative du réseau (ballons d’eau chaude, colonnes montantes, radiateurs…) ou encore passer directement un contrat avec le Seapfa pour obtenir une température de chauffage plus élevée. L’ensemble des copropriétaires et bailleurs concernés doivent encore délibérer sur ce projet. Ce transfert de compétences devra ensuite être entériné lors de l’assemblée générale de l’ASVG en juin prochain.
Outre les nombreuses améliorations du service qu’elle va apporter, la reprise en main du réseau secondaire par le Seapfa est aussi l’occasion de pérenniser un système de chauffage urbain respectueux de l’environnement dans une approche de développement durable.
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