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mis en ligne le 05 janvier 2016

Les enfants questionnent le climat

Le Bourget accueillait le mois dernier la 21e conférence mondiale sur le climat. Pour autant, les États n’étaient pas les seuls à plancher sur le sujet. Reportage à l’école élémentaire Rosenberg.

Juliette Martin explique la montée du niveau de la mer et ses conséquences.

Juliette Martin explique la montée du niveau de la mer et ses conséquences. © Mairie de Tremblay-en-France

«Tout le monde est concerné et vous allez en parler pendant les semaines qui viennent. Alors, le réchauffement climatique, c’est quoi ? », questionne Juliette Martin, animatrice à l’Association science technologie société (ASTS) dont le but est de promouvoir la culture scientifique auprès de scolaires. « C’est quand on a chaud ! », répond un élève.

Début décembre 2015, en pleine COP 21 (Conférence des parties sur le climat), une trentaine d’élèves de CM2 de l’école élémentaire Julius et Ethel Rosenberg ont planché dans le cadre d’un atelier sur les enjeux du réchauffement climatique.

Éveiller les consciences

«Depuis quelques années, on a remarqué que la température à la surface de la terre augmente, poursuit l’animatrice. Je ne vous parle pas de dizaine de degrés mais de un ou deux degrés de plus. Et cela a des conséquences assez graves sur la planète. Pour comprendre le réchauffement climatique, je vais d’abord vous emmener dans l’espace. C’est là que tout commence…, dit-elle en montrant le tableau numérique sur lequel est projetée une image de la Terre. Dans l’espace, il fait très froid et il n’y a pas d’oxygène. Par contre, on trouve cette grosse étoile que l’on appelle le soleil. Et cette petite planète bleue ? », « C’est la terre », répondent en choeur les élèves.

Après une description détaillée de l’atmosphère et des effets du soleil, elle cite des exemples concrets de gaz à effet de serre (GES). « Vous allez sans doute entendre aux infos que l’émission de CO2 est quelque chose de négatif ». Pourtant, depuis deux siècles, de nombreuses inventions fonctionnent principalement avec du pétrole et du charbon : les locomotives à vapeur, les usines, des centrales électriques à charbon...

Si ces inventions sont utiles, il n’en demeure pas moins qu’elles polluent l’air. Et en fonction de l’endroit où l’on habite, les conséquences du réchauffement climatique ne sont pas les mêmes. C’est par exemple la sécheresse au lac Tchad, des inondations au Bengladesh, des tempêtes plus violentes et fréquentes aux États-Unis ou encore la fonte des glaces dans l’antarctique. Et de préciser : « Parfois, les gens doivent quitter leur village, leur région, ou même changer de pays. On les appelle des réfugiés climatiques. »

De la théorie à la pratique

Pour mieux comprendre, les élèves rejoignent la salle d’arts visuels. Sur la table sont posées deux maquettes en trois dimensions représentant des villages, mais aussi des villes, des continents et des océans. « Si on habite sur cette île, comment on envisage son avenir ? », interroge Juliette. « Ce sera la belle vie ! », répond un enfant... « Et si une tempête arrive ? ».

Devant une assistance attentive, elle demande à des élèves de verser de l’eau autour de la maquette, créant ainsi des vagues dirigées vers le continent. « Ici, les barrières naturelles ne pourront plus protéger les populations, poursuit l’animatrice qui décrit les conséquences de la montée du niveau des eaux. Les habitants proches du rivage devront reconstruire leur habitation un peu plus loin, dans les terres. Et de l’eau salée a inondé les champs, empêchant les plantes de repousser. »

Autre question abordée : « Pourquoi, les populations décident de s’installer autour d’un lac ? Parce qu’en filtrant l’eau douce, ils peuvent la boire, se laver, donner de l’eau aux animaux, pêcher, etc. » Elle explique que dans certains villages, les personnes doivent faire trois heures de marche tous les jours pour avoir accès à l’eau. « Juste pour de l’eau ? » s’exclame un élève. « L’eau, c’est vital !, répond Juliette. L’assèchement d’un lac, peut créer des conflits et même des guerres ».

De retour en classe, Juliette s’empresse de rassurer les élèves : « L’objectif de mon intervention n’est pas de vous faire peur, mais de voir ensemble des solutions. Aux côtés de celles des adultes, vous pouvez mettre en pratique tous les jours des actions pour protéger l’environnement. »

Tout au long de la tenue de la COP 21, Juliette Martin, aidée par Elsa Devine animatrice plasticienne de la ville, auront semé les graines de la connaissance auprès de 52 classes de CE1 et de CM2 de la commune.

Auteur : Pierre Grivot

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