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mis en ligne le 01 février 2017

Haut les agrès

Le TAC gymnastique entame sa 41e saison avec, à sa tête, un jeune président bien décidé à poursuivre le rayonnement du club, deuxième plus grosse association sportive de Tremblay.

En janvier, le TAC a accueilli deux rendez-vous des championnats départementaux

En janvier, le TAC a accueilli deux rendez-vous des championnats départementaux © Antoine Bréard - Mairie de Tremblay-en-France

Le froid glacial à l’extérieur contraste avec la température agréable qui enveloppe l’intérieur de la salle Delannoye du complexe Jean-Guimier. Le TAC gymnastique y dispose d’un pré carré 100% dévolu à sa discipline. La tribune mise à part, d’où les parents suivent les évolutions de leur progéniture, toute la surface est consacrée aux agrès.

Tapis, poutres, barres, cheval d’arçon, tremplin de sauts, praticable, fosse, trampoline, anneaux… un vrai show room. Les entraineurs se sont partagés les points cardinaux de la salle et guident, conseillent, miment, rabâchent à de jeunes athlètes attentifs.

Une majorité de filles parmi ceux-ci. Ce n’est pas une ruche, juste en fond sonore quelques rires, des exclamations et le bruit mat des pieds habillés qui reprennent contact avec le sol à la sortie d’une figure imposée. Bienvenu dans le paradis des gymnastes.

Longévité

Plus de 40 années passées sur les agrès et 660 adhérents font du TAC gym la deuxième association sportive à Tremblay en nombre d’adhérents, derrière l’indéboulonnable Tremblay football club. À sa tête, Renaud Favero, un président de 25 ans, de moins en moins sur les engins, ses responsabilités le réclamant ailleurs.

« En 2015, j’ai succédé à Hervé Simon, une figure du club et je m’efforce de maintenir le bon cap », dit-il avec humilité. Il a grandi là, fait ses classes et a repris le flambeau. « Deux tiers de nos adhérents sont des Tremblaysiens et 60% de nos pratiquants sont des filles », précise le dirigeant. Dans d’autres sports, ce serait un exploit d’en compter autant.

En gymnastique, les garçons sont largement minoritaires, même si le TAC parvient un peu à corriger les stats. Mais, d’un sexe à l’autre, les effectifs sont à bloc et chaque début de saison, le club doit refuser du monde ou mettre en liste d’attente.

Côte d’amour et belles promesses

Le secret ? Une bonne image de ce sport en général et une vraie côte d’amour pour le TAC gym, bien aidé par la qualité de ses installations et les compétences de ses encadrants, soit cinq entraineurs diplômés « CDIsés » à plein temps et sept bénévoles issus du club.

L’état d’esprit ne gâche rien à l’affaire non plus. Ici on cultive une ambiance familiale où parents, enfants, voire petits enfants, se côtoient. Et si son atout maître était sa capacité à ne pas opposer compétition et loisir ? La première catégorie regroupe 80 athlètes qui écument les championnats, au niveau régional en féminine, en Nationale 4 en masculin.

Les garçons affichent les plus belles promesses, en particulier grâce à un quatuor de jeunes athlètes de haut niveau, classés parmi les meilleurs dans leur catégorie. La figure de proue s’appelle Pierre Stéphan, le grand espoir de 16 ans formé à Tremblay et membre de l’équipe de France.

Mais la force du TAC gym s’incarne aussi dans une base d’environ 400 pratiquants, dont le seul objectif est de progresser séance après séance, sans viser la lune. En bas de la pyramide des âges, le baby gym fait un malheur dès 2 ans. Il n’y a aucune raison que ça cesse. Le club va recevoir en 2017 le label « petite enfance » – gage d’excellence – décerné par la Fédération française.

Être bien dans sa tête et dans ses activités pourrait inciter à l’immobilisme. Pas au TAC gym qui interroge ses pratiques. En 2015, il a relancé le handigym le samedi matin. Comme quoi quantité et qualité, sport valide et sport adapté, excellence sportive et pratique de masse font très bon ménage à tous les âges, au sol comme sur les agrès.

Auteur : Frédéric Lombard

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