Accueil / Actualité

envoyerimprimer
mis en ligne le 08 février 2010

Entretien avec un champion d'Europe

Sébastien Ostertag, l’ailier du Tremblay-en-France Handball rentre d’Autriche, auréolé d’un nouveau titre de champion d’Europe avec les Experts. Retour sur cet exploit avec l’intéressé.

Retour au Palais des sports de Tremblay-en-France pour Sébastien Ostertag, après son titre de champion d'Europe de handball avec les Experts.

Retour au Palais des sports de Tremblay-en-France pour Sébastien Ostertag, après son titre de champion d'Europe de handball avec les Experts. © Mairie de Tremblay-en-France

Comment s’est passé cet euro ?

On a mis un peu de temps à se mettre dedans, on a fait une bonne préparation, mais il y a eu des petits bobos pour certains. Personnellement, je me sentais concerné et on voulait tous aller chercher le titre. On sait très bien qu’on a tout ce qu’il faut. Les adversaires ne sont pas des bons joueurs mais de très, très bons joueurs. Ceux de l’équipe de France, eux, sont exceptionnels. Beaucoup veulent faire comme Abalo ou Karabatic. Mais ce n’est pas donné à tout le monde. C’est deux là ont vraiment un talent et un petit quelque chose en plus. On a le meilleur joueur du monde à chaque poste. Dès qu’on fait douter nos adversaires, on creuse l’écart. Quand l’attaque dure longtemps, il y a Narcisse qui saute et qui met une lucarne, ou Karabatic qui tir au travers ou fait un un contre un en puissance et va chercher des 2 minutes et le penalty. Il y a Abalo qui tire du point de corner et qui s’envole. Il y a du talent en attaque, mais c’est vraiment en défense qu’on gagne les matches. Même lorsque la défense pêche un peu il y a le gardien qui sort les tirs. Omeyer a été monstrueux. Après le match contre la Hongrie (seul match où il n’a pas été performant - ndlr), il n’a pas parlé pendant 2 jours. Je ne l’avais jamais vu comme ça.

Et plus personnellement ?

Le peu que j’ai joué, je me suis fait plaisir. En défense, j’ai fait mon boulot et j’ai mis 3 buts. Maintenant, c’est sûr, j’aurai aimé en marquer plus. Mais bon c’est comme ça. Je joue à un poste (ailier ndlr) où l’on dépend des autres. Pendant tout le championnat les ailiers se faisaient toucher, mais les arbitres ne revenaient pas à la faute, j’ai du m’habituer ! En fait, l’équipe qui est sur le terrain est celle qui est le plus en confiance. Faire rentrer un joueur qui est sur le banc depuis 2O minutes ou une demi-heure, ce n’est pas facile pour lui. L’entraineur a confiance en moi, il m’a donné du temps de jeu. Maintenant j’ai raté quelques tirs, du coup la confiance on la perd un petit peu c’est dommage, mais c’est un peu de ma faute.

Est-ce qu’il y a une différence entre cette médaille et celle du mondial ?

C’est complètement différent. Je me suis blessé aux championnats du monde au tout début. Celle-là, j’ai eu du mal à l’apprécier, car avant tout je suis un sportif, j’ai envie d’être sur le terrain. Donc un petit goût amer. Après on apprend à l’apprécier. A l’Euro, j’étais vraiment dans le groupe. J’ai senti que par moments j’étais important et cela fait du bien. J’ai compris que l’on avait de plus en plus confiance en moi, ce qui n’est pas évident parce qu’il y a de très bon joueurs. Il faut vraiment être tout le temps à 100 %.

Quel match du tournoi retenez-vous le plus ?

La finale. En demi on a eu un peu plus de pression, parce qu’on jouait l’Islande. On les avait rencontrés à Bercy, mais c’était leur équipe 2. On savait qu’il ne fallait pas passer à côté de cette rencontre. Mais je retiens surtout la finale. J’aurais bien aimé jouer. Je suis rentré, j’ai fait mon boulot, j’ai intercepté un ballon, je fais une passe décisive d’aile à aile à Abalo, une deuxième ou j’ai un peu de chance, elle lui atterrit dans les mains et il y a but. Oui, j’ai fait mon boulot. J’aurai bien aimé marquer parce que c’était la finale. Peut-être la prochaine fois...

Comment voyez-vous votre avenir avec les bleus ?

J’ai 30 ans, je me sens bien et je pense avoir ma place. Maintenant il y a de bons ailiers et la jeunesse qui sont juste derrière. Cela fait toujours du bien de partir avec eux. A chaque fois que je suis en équipe nationale, je suis impressionné. On est à l’écoute, on est à 200 %, on a des joueurs incroyables. Il n’y a même pas de mots pour les décrire. Je pense que le sélectionneur aime continuer avec des éléments qui sont bien dans le groupe et c’est ce qui est super important. Intégrer l’équipe de France n’est pas donner à tout le monde, il y a beaucoup de pression. J’occupe un poste où il faut marquer des buts et c’est peut-être là-dessus qu’il pourrait me reprocher des choses. En tous cas, moi je m’en veux un petit peu. Mais j’espère continuer et aller au moins jusqu’aux JO de Londres. Mais on est des sportifs et on n’est pas à l’abri d’une blessure. Je préfère vivre le moment présent. J’ai toujours préférer voir le pire pour ne pas être déçu.

Et au niveau du TFHB ?

Je suis content, le lendemain de la fête je suis passé à l’entraînement. Cela m’a fait plaisir de voir tout le monde. Ils m’ont applaudi. Même si ce n’est pas ce que je préfère car je suis quelqu’un de tranquille et d’un peu timide. J’espère pouvoir aider. Je n’ai pas fait une première partie de championnat terrible, parce que je suis attendu partout. Mais l’Euro m’a remotivé et j’ai envie de remettre ça. Déjà, mardi, j’avais envie de m’entraîner, mais si je l’avais fait je me serai sûrement blessé.

Est-ce que ce nouveau titre va apporter une évolution au handball français ?

C’est compliqué. C’est toujours la même chose. C’est une histoire d’argent et de médiatisation. Tant que l’on ne diffusera que la finale sur les chaînes hertziennes, cela n’évoluera pas. Ils sont bien gentils de passer la finale, mais l’histoire du championnat d’Europe, ils ne la connaissent pas. Parce que c’était compliqué au début, il y a eu des remises en questions, où le groupe s’est ressoudé encore plus. Il fallait vraiment se bagarrer, ils n’allaient pas nous laisser le titre comme ça. Il n’y a que la finale qui intéresse les médias, le reste ils ne le voient pas. Je ne suis pas d’accord avec ce système. Oui, le handball français se développe, mais tant que les grosses sociétés ne viennent pas voir ce qu’ il est et tant que l’on n’aura pas des salles de 10 000 places comme en Allemagne, il ne pourra pas se développer. Maintenant, il y a des choses qui se mettent en place. La fédération fait du bon travail. Il y a des professionnels qui sont là pour faire grimper le handball, mais cela mettra du temps. A ce moment là, on pourra dire que l’on aura fait le boulot, pour ceux qui arriveront après.


Retour vers Actualités

Séjours vacances

Accédez aux blogs des séjours

Nouveaux commerces esplanade Maurice Audin

Les commerces dans leurs nouveaux murs

À l’angle du cours de la République, les travaux d’aménagements dans les boutiques sont réalisés cet...

Hôpital Ballanger

À Ballanger, des grands locaux pour les tout-petits

Avec un nouvel accueil de jour en pédopsychiatrie et une nouvelle crèche de 80 berceaux, l’hôpital i...

Un nouveau court, couvert et chauffé

Un nouveau court, couvert et chauffé

Parmi les chantiers de la période estivale, la ville débute la construction d’un nouveau terrain cou...

Opération Tranquillité Vacances

Les services de police de Tremblay en France, police municipale et police nationale, proposent aux h...

Sur le chemin de la résidentialisation

Sur le chemin de la résidentialisation

Après les 29 et 31 avenue de la Paix, c’était au tour des locataires des 5 et 7 rue Langevin de déco...