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mis en ligne le 31 août 2017

Désengagement de l'Etat : le maire réagit

Non, ce n’est pas aux communes de combler le déficit de l’État !

François Asensi

Sans prévenir, en plein été, le gouvernement a annoncé vouloir faire de nouvelles économies. Le but affiché : ne pas creuser le déficit à plus de 3 % du PIB, cet injuste seuil fondé sur aucune réalité économique. Et il n’a rien trouvé de mieux que d’opérer ses coupes sombres dans les dotations destinées aux collectivités locales. Pourquoi les communes devraient-elles faire les frais de ce qui ne représente que des économies de bouts de chandelle à l’échelle de la France, mais des budgets importants à l’échelon local ?

Non seulement la ville de Tremblay ne touche plus de dotation globale de fonctionnement (DGF) depuis cette année, mais celle-ci est même devenue négative ! Notre commune doit ainsi verser de l’argent à l’État pour qu’il comble son déficit. Or, cette contribution augmentera encore cette année. La ville a déjà été lésée pendant des décennies parce que l’État ne lui reconnaissait pas de difficultés sociales. Nous avons donc supporté seuls l’essentiel des travaux de rénovation urbaine de notre commune.

Non content de ponctionner toujours plus les communes, le gouvernement poursuit sa politique injuste en s’attaquant en plus à la politique de la ville, dont la mission est d’améliorer les conditions de vie des habitants des quartiers populaires. Ces 46,5 millions d’euros en moins (soit plus de 11 % du budget global) sur le budget de la politique de la ville auront des répercutions très fortes sur des dispositifs et des structures associatives qui réalisent un travail essentiel pour réduire les inégalités territoriales de santé, l’illettrisme, améliorer l’habitat, l’accès au droit et à la justice, l’égalité entre les femmes et les hommes, la prévention, la sécurité sanitaire et l’offre de soins… Comment faire avec toujours moins alors que les besoins ne cessent de croître ?

Après avoir baissé au début de l’été les aides au logement, le gouvernement continue donc de s’attaquer aux Français les plus modestes, en multipliant dans le même temps les cadeaux fiscaux aux plus riches. Avec d’autres élus, j’ai adressé une lettre ouverte au Président de la République publiée dans l’Humanité du 11 août lui demandant de revenir sur l’annulation des crédits politique de la ville du budget 2017.

Ce que l’État appelle « des dépenses » sont avant tout des investissements sur l’avenir qui restent indispensables pour financer des services publics de proximité et permettent à tous de vivre mieux. Faire des économies sur le bien-être est toujours une erreur.

François Asensi
Maire de Tremblay-en-France
Membre honoraire du Parlement


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