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mis en ligne le 05 février 2016

¡ Andalous, sí !

Avec ce master class très classe de Vicente Pradal, les élèves du conservatoire ont découvert la technique spécifique de la guitare flamenca. Restitution de ce travail en première partie du concert du musicien le 13 février 2016 à L’Odéon.

Vincente Pradal, référence de la guitare Flamenca, à l'oeuvre avec les élèves du conservatoire de Tremblay.

Vincente Pradal, référence de la guitare Flamenca, à l'oeuvre avec les élèves du conservatoire de Tremblay. © Mairie de Tremblay-en-France

On est bien dans ces cordes-là et les ondes positives passent toutes seules avec Vicente. L’homme maîtrise ce qu’il distille sur le bout des doigts, il sait de quoi il parle, et avec l’accent de Toulouse, c’est meilleur encore : « Hé toi là-bas, il faut croire en tes chances mon vieux ! Quand tu joues ça, tiens, fais-le avé moi ! », lancera-t-il gentiment à un élève.

Ça marche et dénoue le problème en un tour de main... À 8 ou 10 ans, les mots sont importants, surtout si comme Hamza, on n’entame que sa troisième année de guitare. Pour cette session, c’est en effet aux plus jeunes élèves du conservatoire municipal de Tremblay que le señor Pradal adresse quelques rudiments de technique de la guitare flamenca.

Les plus grands et les plus capés – troisième cycle quand même – y auront droit aussi, mais on n’aura certainement pas voulu priver les « Petits doigts » d’une telle aubaine. Si bien que tout compte fait, une quarantaine de pratiquants participeront à l’affaire.

Pointures

Bien au chaud dans l’auditorium, c’est ainsi la quatrième année que le conservatoire invite une pointure pour un master class, avec pour bouquet final un concert sur la scène de L’Odéon : « L’idée, c’est de présenter aux élèves un autre style de guitare avec des personnalités représentatives », explique Agnès Brancherie, professeur de guitare.

Musiques populaires argentines, guitare baroque, samba brésilienne… c’est l’Andalousie qu’on a convoqué pour le millésime 2016, un grand crû puisque le musicien référent se nomme Vicente Pradal. Fils du peintre Carlos Pradal, Vicente est aussi le petit-fils de Gabriel Pradal, député de la province d'Almería sous la République et l’arrière-petit fils de Don Antonio Rodríguez Espinosa, maître d’école de Federico García Lorca.

La culture républicaine en héritage, l’homme est né et a grandi à Toulouse capitale de l’exil pour nombres d’antifranquistes, artistes et intellectuels espagnols. L’adolescent ne versera pas dans le pop ou le rock, mais bien plutôt dans ce que propose quelqu’un comme Paco Ibañez.

Vicente Pradal découvre le flamenco, se passionne dès lors pour la guitare et va faire son premier voyage sur la terre de son père : à Séville, la rencontre et l’enseignement des maîtres de la guitare flamenca vont accompagner la détermination de Vicente qui fera – progressivement – son entrée dans une filière très fermée.

Les poèmes de Saint Jean de la Croix, de Pablo Neruda, Federico García Lorca et Antonio Machado mis en musique et chantés vont ainsi alimenter des centaines de concerts, des scènes partagées aux côtés de Enrique Morente, Rafael Romero ou Juan Varea… Compositeur interprète, Vicente Pradal a également travaillé avec Carmen Linares, Irène Papas et Angélique Ionatos.

Deux pièces

Ces précisions pour donner une petite idée de l’importance d’un grand monsieur, à la fois passionné et humble, patient et efficace avec les apprentis guitaristes de Tremblay : « Il a prévu de leur apprendre deux pièces. Alors, comme le veut la tradition orale du flamenco, ça se fait sans partition. Il montre et nous, on essaye de se souvenir de tout ça, on l’enregistre même ! La technique est très différente, l’instrument n’est pas réglé de la même façon. Nous autres professeurs apprenons aussi ! », sourit Agnès Brancherie.

Vicente aussi est souriant : « On donne des petites gouttes de pluies, comme ça. On ne sait pas si ça va pousser ou pas. Que des jeunes gens se retrouvent pour faire de la musique, quelle qu’elle soit, c’est déjà formidable et très certainement utile pour les construire. Moi, je leur apporte un peu d’Espagne et quelques cadences andalouses pour familiariser leurs oreilles à une autre esthétique musicale. Ces rendez-vous ne permettent pas d’approfondir, mais peut-être que ça suscitera quelque chose chez certains. Ça montre aussi qu’il y a une autre façon d’aborder la musique que l’écriture. L’écriture, c’est formidable, mais nous on fonctionne autrement. Voilà ! »

Au conservatoire, quoi qu’il arrive, on appréciera sans réserve cet « un peu d’Espagne » en venant écouter le rendu des élèves suivi d’un très beau concert de Vicente Pradal. Il sera sur la scène de L’Odéon accompagné de Paloma Pradal, sa fille. L’Andalousie à domicile le 13 février 2016…

Auteur : Éric Guignet

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